STREET RULES

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La dégueulasserie du jour: Le street-art chez Monoprix

  • Publié par Emcé le 09/09/2014
street-art-monoprix-critique-par-martin-parker (5)Monoprix, le 27 Août dernier (pour ceux qui ne sont pas encore au courant)  le Street-art a fait son entrée dans la grande distribution! Je balance ces quelques mots avec ironie, puisque nous anticipions déjà cette réalité il y a quelques mois dans l’article Street-art, quand un art devient mode… Trois Français se portent garant de cette énormité lucrative : Nasty, Pro176 et Tanc! Pourtant présents dans les galeries et bien intégrés au marché de l’art, ces trois artistes n’ont apparemment pas hésité à offrir leur style « aux vendeurs de maniques »

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De la culotte, au torchon en passant par le sweat à capuche, nous sommes aujourd’hui bien loin des customs uniques de Banga… Commercialisés et produits à grande échelle, ces objets annoncent officiellement la démocratisation populaire d’un courant artistique autrefois malmené par les institutions. Après une semaine de commercialisation les commentaires de satisfactions et de soutiens emplissent la toile !

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Bizarrement, les avis critiques sur la question sont rares… Seuls quelques posts, plus ou moins subliminaux, laissent doucement comprendre que tout le monde n’est pas dupe…

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Après cette semaine d’observations et de recherches, je m’étonnais de ne rien voir apparaître… Aucun acte, aucune revendication ! Cette  dégueulasserie allée passer tranquille sans que personne ne réagisse… Je ne trouvais rien pour contrer cette merde. Parce qu’en parler juste pour l’annoncer, c’est du buzz à unique intéressé… Il fallait quelque chose de plus fort, quelqu’un à mettre sur le devant face à cette farce géante… Et à force de chercher, j’ai trouvé ! J’ai trouvé celui qui a les couilles et le level ! Avec des interventions efficaces, il affirme clairement son point de vue. Sans ambiguïté sur l’intention, le ton est donné ! Martin Parker recadre l’histoire et redonne force au courant qui nous est cher: l’art urbain ! Sans Blabla interminable voilà un argumentaire concret, construit par les faits.

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«L’enseigne devient mon média de prédilection. S’attaquer à l’image de marque commerciale d’une entreprise ou d’une autre entité est pour moi jubilatoire»

Finalement qui mieux que lui pouvait affronter cette affaire de manière pertinente et intelligente?  Monoprix a tendu une grosse perche bien lisse à Martin Parker et, en bon artiste activiste, il n’a pas hésité à la saisir! Utiliser les codes visuels des marques pour inventer sa propre signalétique, détourner le message en créant un contre sens, là réside tout l’art de ce cher Martin. Particulièrement remarqué, il y a quelques mois, pour son «Banksters Project» il arrive une nouvelle fois à nous surprendre en étant connecté à l’actualité.

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Alors plutôt que d’aller offrir de l’audience à Monoprix en visitant leur site (et constater que : oui, effectivement, c’est une collection de merde!) Partages ces lignes et rends toi sur le blog de Martin Parker pour faire tourner son taff! Parce que oui (encore une fois) : « vivre dans un immeuble street, avec une street-déco, habillé en street-style, en train de bouffer de la street-food… c’est pas top comme perspective d’avenir »