
Comme chaque début de mois, si il y a un endroit ou il faut être, c’est bien chez nos amis de Tough Cookie Shop à Boulogne.
Pourquoi en début de mois me direz vous, tout simplement parce qu’ un nouvel artiste vient exposer ses oeuvres dans le concept store de « Boulbi ».
Et Mercredi soir nous assistions au vernissage « GANGsurFACES » de Lamine.
Ce jeune artiste Parisien nous expose ici sa vision des gangs, qu’ils soient du Japon comme les Yakuzas ou Mexicains et Colombiens affiliés aux Cartels, à travers une série de visages notamment (portraits ou « faces » en Anglais).
En effet j’ai eu l’honneur de m’entretenir avec lui, et le privilège d’avoir un cours sur les gangs à travers le monde en général, passionnant !
Quand on discute avec Lamine, on sait tout de suite qu’il connaît et maîtrise très bien son sujet. D’ailleurs il a travaillé sur sa première exposition personnelle depuis moins de 3 mois seulement, et j’avais la nette impression de parler à une encyclopédie vivante, en quelque sorte un « wikipédia vivant » sur les « Mafias » dans le monde.
Que ce soit en dessin, peinture à l’huile, bombe ou poska, Lamine nous exhibe ici sa perception visuelle des organisations criminelles.
Une de ses oeuvres consiste à traduire en peinture la définition même du nom Yakuza.
Il est tiré d’une combinaison perdante (8. 9. 3.) du jeu de cartes traditionnel Japonais appelé Oicho-Kabu, proche du Baccara ou Blackjack.
« Ya » vient de Yattsu qui signifie 8, « Ku » veut dire 9 et « Za » est sans doute une déformation de « San » qui veut dire 3. Ce nom veut donc dire « perdant », les Yakuzas étant à l’origine issus des plus pauvres, des exclus de la société.
Et c’est là que la toile de Lamine prend tout son sens, la représentation du fameux jeu de cartes (la combinaison 8. 9. 3, voir peinture Yakuza) avec cette « main perdante », phalange coupée (signe distinctif d’une faute ou d’un manquement, le Yakuza se mutile lui même un petit doigt ou un orteil).
L’artiste à également oeuvré en direct devant nos yeux ébahis, se servant de 2 arbres pour y tendre une grande surface de cellophane afin d’y apposer un graff au nom de son exposition (voir photo live). La soirée s’est poursuivie dans une ambiance musicale toujours au top avec DJ A.T.N. du Djoon, accompagnée de vins et de tapas offerts par la maison gourmande (vous n’imaginez pas tout ce que Tough Cookie Shop peut faire pour vous….).
Je ne peux malheureusement pas décrire toutes les productions artistiques de Lamine (en plus de cela il vous en parlerai mieux que moi), mais sachez qu’elles sont visibles jusqu’à fin Avril au Tough Cookie Shop de Boulogne, un endroit toujours aussi accueillant, chaleureux, convivial, familial (les adjectifs manquent) ou tout le monde est la bienvenue tous les jours de la semaine. Trêve de bavardage, place aux photos !