Tristan des Limbes : artiste du DarKStreet

Tristan 2

Le chaos de nos vies actuelles fait que souvent nous sommes face à nos plus grands défauts puisqu’on n’a pas souvent le temps pour défouler nos propres angoisses. Tout est presque devenu instantané, le temps d’un salut, d’un coup de fil ou d’un bisou, de checker ses mails sur son phone. On n’a pas le temps de comprendre ce qui se passe dans sa « soul ». C’est comme la musique des Beasty Boys- « timming for livin’ »… et tu décolles tes yeux de l’objet qui te possède, tu tombes face à un collage de Tristan des limbes, t’es capté. D’un coup t’es face à la figure qui représente cette chose-là, pas trop définie mais qui te bouffe de l’intérieur : une rage ou un désir animal de prédateur urbain… Si Refoulé que, face aux collages de l’artiste, t’es incapable de réagir… Tu te dis ça, si tu ne joues pas tout de suite celui qui a un avis surtout. Plus tu mates la figure, plus elle t’intrigue. T’es déconnecté de ta pseudo « virtual life »- c’est encore une allégorie que l’on a nommé technologie. Mais ce désespoir en forme de Street Art t’as tellement scotché que tu te mets tout bêtement à réfléchir, bam !!! il t’a eu Tristan des Limbes.

C’est qui ce « beasty boys » des walls de Paris ?

Aujourd’hui le Street Art que propose l’artiste illustre au combien nous sommes encore loin d’atteindre la perfection, ce n’est pas parce que l’on ne pense pas la mériter, c’est : « qu’est ce qu’on se moque des bonnes morales ?! » L’enfer c’est ici et pas ailleurs. Ainsi tu ne peux que contempler les collages de Tristan des Limbes, le messager du chaos. En se permettant d’analyser ces figures, on dirait qu’elles nous poussent à espérer à vivre bien, ici et maintenant, si on arrive à bien négocier avec Devil. Tristan nous montre sa façon de négocier avec la bête et nous invite finalement à visualiser ce qui est en nous-mêmes, âmes errantes parisiennes. Finalement l’instantanéité va de paire avec l’éternité dans un monde en dehors du chronologique (contemplation), ainsi on peut juste « traîner » dans la vie avec nos objets magiques qui nous donnent l’itinéraire, les pas configurés par la chorégraphie issues de nos « aplis » rendant agréable le fait de côtoyer l’obscurité dans le moment présent, notamment lorsqu’on peut la contempler dans son expression la plus belle : L’art.

En réactualisant la musique de Max Romeo on devrait chanter like this : we gonna a put the virtual shirts and dancing with devil on the earth.

Le monde des collages de Tristan est l’underground de l’underground. L’artiste préfère le nommé Limbes.

http://tristandeslimbes.com/collages/index.html

 

 

 

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